
Une photo de Thé Citron pour le jeu d’écriture n°4 du blog “à mille mains”. Et voici ma participation :
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Nous avons rêver de faire cela un jour. S’asseoir et trouver une place pour chaque mot. Finalement écrire ce que l’on n’a su dire et espérer reprendre là où commence le regret.
Attendre de la vérité une tendresse, un pas, un retour en arrière. La facilité à laquelle le cœur engage mais ne conduit pas.
Que les choses paraissent enfin limpides, que les non-dits s’éludent dans la chaleur de sentiment sur leur reste et qu’au bout de tout ce temps, se pose de nouveau un regard, le sourire s’adoucisse sur les souvenirs, la nostalgie, peut-être une suite là où il y avait une fin.
Mais cela n’arrive pas. La feuille reste blanche. Les questions ruissellent et la première approche n’est déjà plus. La perspective de prime abord, s’avance à éviter ce qui est trop attendu. Taire les pourquoi alors que toute cette lettre n’aspire que des raisons.
Et immanquablement le sens des mots prend un poids qu’au départ on ne voulait pas. Trop réfléchir. Perdre l’élan. Se compromettre. Pourtant nous commençons toujours là. Pour la forme. De la même façon qu’autrefois, les apparences sont des protectrices. Alors qu’en fin de compte, avec ironie elles nous mènent précisément là. À tenter de rattraper les gâchis que l’on ne se résout à accepter d’une histoire.
Puis c’est à ce moment que le cercle vicieux étouffe. L’abandon guette. Après tout, s’il faut étaler une logique, expliquer, justifier cette amorce, ne faut-il pas plutôt commencer par savoir où l’on va ?
Non… j’avais l’image d’un contraste. L’hiver, la torpeur d’un café dont le cadre nous garde de la pluie, tandis que l’esprit, resté vif d’excitation, nous transporte…
Mais les mots tissant les ponts d’une seconde chance, se désistent.
La clarté solaire est toute estivale, la paisibilité porte aussi le nom de solitude. Les ombres par instant figent ou glacent et les sanctions du temps sont inéluctables. Finalement il n’en est rien.
Finalement ce sera un acte égoïste. Celui qui soulage. De tout ce flot, de ratures imaginaires, ne s’exaucera qu’un tracé furtif et anonyme : “Je pense toujours à toi.”.